Aller directement au contenu

Profil de petite entreprise : Stanley’s Olde Maple Lane Farm

Comment Earl Stanley et sa famille ont mis à profit les secrets de la réussite saisonnière.

Que vous recherchiez une cabane à sucre en mars, un endroit pour un mariage en juin ou un marché de Noël en décembre, Stanley’s Olde Maple Lane Farm peut vous aider. Fondée en 1993 et située à environ une demi-heure au sud-ouest d'Ottawa, cette ferme de 250 acres est une exploitation saisonnière qui est devenue l'un des meilleurs emplacements pour les événements dans la région. Mais le propriétaire et le cofondateur, Earl Stanley, mentionne que l'entreprise n'a pas toujours été florissante. « Je me rappelle les premières années, nous comptions les bouteilles de bière vides après un événement pour voir si nous avions fait un profit ou non, » indique M. Stanley. « Les personnes qui passaient nous aidaient à payer les factures, mais nous ne faisions pas de profit. »

Au début, M. Stanley et son frère, lequel a cogéré l’entreprise au cours des premières années, voulaient exploiter une cabane à sucre, et offrir des dégustations de sirop d’érable et des produits à base d’érable au début du printemps. Ils ont ensuite ajouté des rodéos sur leur grande propriété pour attirer les clients en été, mais le faible nombre de visiteurs, et par conséquent la durabilité de cette aventure, posaient problème. Un ami traiteur leur a suggéré d’organiser des mariages, mais M. Stanley hésitait. « Je ne voulais pas m’occuper de mariages, » explique-t-il, « parce que les mariages, c’est toujours la même chose. » Malgré sa réticence, il a ouvert sa ferme aux réceptions de mariage à l’été 1996. « Maintenant, nous avons des réservations pour des mariages trois ou quatre ans à l’avance, » mentionne M. Stanley.

La ferme a aussi évolué et est devenue une entreprise multisaisonnière. L’an dernier, pour avoir des sources de revenus non pas seulement au printemps et à l’été, M. Stanley a mis en place un « avant‑poste de lutins », un village de Noël où on trouve entre autres des étables de rennes, une aire de jeu « bonbons » et une pâtisserie. On peut aussi y faire des promenades en traîneau. Et cet automne, il a lancé les soirées de cinéma « Flicks on the Farm » avec des films classiques pour la famille comme The Goonies présentés sur un grand écran extérieur.

L’expansion de la ferme procure un double avantage. « Cela me donne une autre occasion de mettre la ferme en valeur et d’attirer une nouvelle clientèle, » indique M. Stanley. « Et maintenant, nous pouvons gérer les hauts et les bas. » M. Stanley a pris conscience très tôt que l’exploitation d’une entreprise saisonnière entraîne des fluctuations dans la clientèle et les finances. C’est pourquoi son équipe et lui ont mis en place des stratégies pour assurer une constance à ces deux niveaux. Ils ont instauré un système de paiement trimestriel pour les événements. Ainsi, ils perçoivent les paiements des clients tous les trois mois entre la date de réservation et la date de l’événement, ce qui leur assure un revenu constant et aide M. Stanley à rester en contact avec ses clients.

Plus récemment, après un programme de bulletin qui n’a pas duré très longtemps en raison du manque d’intérêt, son équipe a lancé des comptes de médias sociaux sur Facebook, Twitter et Instagram pour tenir les clients au courant de ce qui se passe sur la ferme. « Les gens aiment la manière dont nous restons en contact maintenant. Et nous nous servons des médias sociaux comme outil de marketing, » précise-t-il.

M. Stanley croit fermement que c’est la qualité du service qui assure la fidélité des clients année après année, peu importe la saison. « Je traite bien les clients, et c’est pourquoi ils reviennent souvent, » ajoute-t-il. « Je préfère avoir 50 cents cinq fois plutôt qu’un dollar en une seule fois. » L’année 2018 marque le 25e anniversaire de la ferme, et M. Stanley n’a pas l’intention de s’asseoir sur ses lauriers. Il a déjà prévu une grande célébration caritative en juin, et il pense aux nouvelles attractions qu’il pourrait ajouter. « Je veux garder l’intérêt pour la ferme. Je souhaite que les gents qui reviennent une deuxième et une troisième fois voient quelque chose de nouveau, » indique-t-il. « Je continue à avoir de nouvelles idées. L’évolution arrêtera lorsque je n’aurai plus d’imagination. »